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 Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017

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MessageSujet: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Mer 4 Jan - 9:06

Un enfant

Un enfant
Ca vous décroche un rêve
Ca le porte à ses lèvres
Et ça part en chantant


Un enfant
Avec un peu de chance
Ca entend le silence
Et ça pleure des diamants
Et ça rit à n’en savoir que faire
Et ça pleure en nous voyant pleurer
Ca s’endort de l’or sous les paupières
Et ça dort pour mieux nous faire rêver.

Un enfant
Ca écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent

Un enfant
C’est le dernier poète
D’un monde qui s’entête
A vouloir devenir grand
Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s’inquiète d’une neige tombée
Et ça croit que nous sommes fidèles
Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées.

Jacques Brel
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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Mer 4 Jan - 12:11

Cheval mon ami


Cheval mon ami

Crinière au vent!
  Tu galopes sur le sable
  Majestueux et fier.
  Tu franchis  tous les obstacle ,
  Telle  qu’une flèche, tu poursuis ton chemin.
  Tes sabots martèlent le sol
  Leurs tempos m’emportent
  J’admire ta prestance !
   tu me fixes des yeux
  Tu ne connais pas la peur
  Tu t’élances comme un grand seigneur!
    Tu connais ton cavalier
   Tu es prêt pour le combat
   Jadis tu remportais des batailles
   Pur sang magnifique !
  Continu d’être Libre et sauvage !
  ET de galoper dans l’immensité!
  Ta noblesse n’a pas d’égale
Mon ami, ta dernière course devrait se terminer dans la paix
Comme un grand guerrier
Tu es et seras, pour toujours un ami fidèle.


Patricia Dragin.




Le cheval
Je l'avais saisi par la bride ;
Je tirais, les poings dans les noeuds,
Ayant dans les sourcils la ride
De cet effort vertigineux.
C'était le grand cheval de gloire,
Né de la mer comme Astarté,
À qui l'aurore donne à boire
Dans les urnes de la clarté ;
L'alérion aux bonds sublimes,
Qui se cabre, immense, indompté,
Plein du hennissement des cimes,
Dans la bleue immortalité.
Tout génie, élevant sa coupe,
Dressant sa torche, au fond des cieux,
Superbe, a passé sur la croupe
De ce monstre mystérieux.
Les poètes et les prophètes,
Ô terre, tu les reconnais
Aux brûlures que leur ont faites
Les étoiles de son harnais.
Il souffle l'ode, l'épopée,
Le drame, les puissants effrois,
Hors des fourreaux les coups d'épée,
Les forfaits hors du coeur des rois.
Père de la source sereine,
Il fait du rocher ténébreux
Jaillir pour les Grecs Hippocrène
Et Raphidim pour les Hébreux.
Il traverse l'Apocalypse ;
Pâle, il a la mort sur son dos.
Sa grande aile brumeuse éclipse
La lune devant Ténédos.
Le cri d'Amos, l'humeur d'Achille
Gonfle sa narine et lui sied ;
La mesure du vers d'Eschyle,
C'est le battement de son pied.
Sur le fruit mort il penche l'arbre,
Les mères sur l'enfant tombé ;
Lugubre, il fait Rachel de marbre,
Il fait de pierre Niobé.
Quand il part, l'idée est sa cible ;
Quand il se dresse, crins au vent,
L'ouverture de l'impossible
Luit sous ses deux pieds de devant.
Il défie Éclair à la course ;
Il a le Pinde, il aime Endor ;
Fauve, il pourrait relayer l'Ourse
Qui traîne le Chariot d'or.
Il plonge au noir zénith ; il joue
Avec tout ce qu'on peut oser ;
Le zodiaque, énorme roue,
A failli parfois l'écraser.
Dieu fit le gouffre à son usage.
Il lui faut les cieux non frayés,
L'essor fou, l'ombre, et le passage
Au-dessus des pics foudroyés.
Dans les vastes brumes funèbres
Il vole, il plane ; il a l'amour
De se ruer dans les ténèbres
Jusqu'à ce qu'il trouve le jour.
Sa prunelle sauvage et forte
Fixe sur l'homme, atome nu,
L'effrayant regard qu'on rapporte
De ces courses dans l'inconnu.
Il n'est docile, il n'est propice
Qu'à celui qui, la lyre en main,
Le pousse dans le précipice,
Au-delà de l'esprit humain.
Son écurie, où vit la fée,
Veut un divin palefrenier ;
Le premier s'appelait Orphée ;
Et le dernier, André Chénier.
Il domine notre âme entière ;
Ézéchiel sous le palmier
L'attend, et c'est dans sa litière
Que Job prend son tas de fumier.
Malheur à celui qu'il étonne
Ou qui veut jouer avec lui !
Il ressemble au couchant d'automne
Dans son inexorable ennui.
Plus d'un sur son dos se déforme ;
Il hait le joug et le collier ;
Sa fonction est d'être énorme
Sans s'occuper du cavalier.
Sans patience et sans clémence,
Il laisse, en son vol effréné,
Derrière sa ruade immense
Malebranche désarçonné.
Son flanc ruisselant d'étincelles
Porte le reste du lien
Qu'ont tâché de lui mettre aux ailes
Despréaux et Quintilien.
Pensif, j'entraînais loin des crimes,
Des dieux, des rois, de la douleur,
Ce sombre cheval des abîmes
Vers le pré de l'idylle en fleur.
Je le tirais vers la prairie
Où l'aube, qui vient s'y poser,
Fait naître l'églogue attendrie
Entre le rire et le baiser.
C'est là que croît, dans la ravine
Où fuit Plaute, où Racan se plaît,
L'épigramme, cette aubépine,
Et ce trèfle, le triolet.
C'est là que l'abbé Chaulieu prêche,
Et que verdit sous les buissons
Toute cette herbe tendre et fraîche
Où Segrais cueille ses chansons.
Le cheval luttait ; ses prunelles,
Comme le glaive et l'yatagan,
Brillaient ; il secouait ses ailes
Avec des souffles d'ouragan.
Il voulait retourner au gouffre ;
Il reculait, prodigieux,
Ayant dans ses naseaux le soufre
Et l'âme du monde en ses yeux.
Il hennissait vers l'invisible ;
Il appelait l'ombre au secours ;
À ses appels le ciel terrible
Remuait des tonnerres sourds.
Les bacchantes heurtaient leurs cistres,
Les sphinx ouvraient leurs yeux profonds ;
On voyait, à leurs doigts sinistres,
S'allonger l'ongle des griffons.
Les constellations en flamme
Frissonnaient à son cri vivant
Comme dans la main d'une femme
Une lampe se courbe au vent.
Chaque fois que son aile sombre
Battait le vaste azur terni,
Tous les groupes d'astres de l'ombre
S'effarouchaient dans l'infini.
Moi, sans quitter la plate-longe,
Sans le lâcher, je lui montrais
Le pré charmant, couleur de songe,
Où le vers rit sous l'antre frais.
Je lui montrais le champ, l'ombrage,
Les gazons par juin attiédis ;
Je lui montrais le pâturage
Que nous appelons paradis.
Que fais-tu là ? me dit Virgile.
Et je répondis, tout couvert
De l'écume du monstre agile :
Maître, je mets Pégase au vert.
Victor Hugo.



Les chevaux de Camargue


La Camargue

Le vent qui souffle
Dans les roseaux
Me fait penser
Aux chants d'oiseaux
De la Camargue, je vous écris
N'ayant ici pour seuls amis
Chevaux, taureaux et grains de riz
La nature là pousse son cri.
Dans les manades,
La nuit tombée,
Cris et ruades
Peuvent se lâcher.
Autour d'un feu, une veillée
De leurs belles femmes accompagnés,
Dansant sur des rythmes endiablés,
Gardians se mettent à chanter.
Le son des cordes me fait vibrer
Ces femmes qui dansent, chavirer.
Dame nature vient les aider
Sifflant son air, si enchanté.
Je reste là, sagement terré
Pour du spectacle profiter.
Toutes ces couleurs virevoltaient
Je m'en retrouvais enivré.
À la fin de cette belle soirée
Émerveillé je pu rentrer
La Camargue est un lieu sacré
Où il fait bon se ressourcer.
Fabien Cendre.

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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Ven 6 Jan - 8:59

La beauté



Toutes ces choses vous les avez dites de la beauté,
Mais en vérité vous n'avez pas parlé d'elle mais de désirs insatisfaits,
Et la beauté n'est pas un désir mais une extase.
Elle n'est pas une bouche assoiffée ni une main vide tendue,
Mais plutôt un cœur embrasé et une âme enchantée.
Elle n'est pas l'image que vous voudriez voir ni le chant que vous voudriez entendre,
Mais plutôt une image que vous voyez, bien que vous fermiez les yeux et un chant que vous entendez, bien que vous bouchiez vos oreilles.
Elle n'est pas la sève sous l'écorce ridée, ni une aile attachée à une griffe,
Mais plutôt un jardin toujours en fleurs et une nuée d'anges toujours en vol.
La beauté est la vie lorsque la vie dévoile son saint visage.
Mais vous êtes vie et vous êtes le voile.
La beauté est l'éternité se contemplant dans un miroir.
Mais vous êtes éternité et vous êtes le miroir.


(Khalil Gibran)
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Sam 7 Jan - 8:13

L'automne

Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l'air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

Comme toutes les voix de l'été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l'eau même a froid.

Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s'envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin :
Elles iront mourir sur les étangs demain.

Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l'Amour qui jouait sous la bonté des cieux

S'en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu'il va transfigurer
Tressaille et s'attendrit de le sentir entrer...

Anna de Noailles.
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Lun 9 Jan - 7:25

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace.

Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...

Anna de Noailles
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Mar 10 Jan - 7:30

Mais non



Je t'ai regardé en souriant l'autre jour.
Je croyais que tu me verrais, mais non.

J'ai dit "je t'aime" et j'ai attendu
pour voir ce que tu dirais.
Je pensais que tu m'entendrais, mais non.

Je t'ai demandé de venir jouer
dehors à la balle avec moi.
Je pensais que tu me suivrais, mais non.

J'ai fait un dessin juste pour que tu le voies.
Je pensais que tu le garderais, mais non.

J'ai construit une cabane pour nous dans le bois.
Je penserais que tu camperais avec moi, mais non.

J'ai trouvé des vers et tout ce qu'il faut pour la pêche.
Je pensais que tu voudrais y aller, mais non.

J'avais besoin de toi juste pour te parler,
partager mes pensées avec toi.
Je pensais que tu voudrais, mais non.

Je t'ai parlé de ma prochaine compétition,
espérant que tu y serais.
Je pensais que tu viendrais sûrement, mais non.

Je t'ai demandé de partager ma jeunesse avec moi.
Je pensais que tu voudrais, mais tu ne pouvais pas.

Mon pays m'a appelé sous les drapeaux,
tu m'as demandé de rentrer à la maison sain et sauf.
Mais non.

(Stan Gebhardt)
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Jeu 12 Jan - 7:55

Le cœur

Mon cœur tendu de lierre odorant et de treilles,
Vous êtes un jardin où les quatre saisons
Tenant du buis nouveau, des grappes de groseilles
Et des pommes de pin, dansent sur le gazon...
— Sous les poiriers noueux couverts de feuilles vives
Vous êtes le coteau qui regarde la mer,
Ivre d'ouïr chanter, quand le matin arrive,
La cigale collée au brin de menthe amer.
— Vous êtes un vallon escarpé ; la nature
Tapisse votre espace et votre profondeur
De mousse délicate et de fraîche verdure.
— Vous êtes dans votre humble et pastorale odeur
Le verger fleurissant et le gai pâturage
Où les joyeux troupeaux et les pigeons dolents
Broutent au chèvrefeuille ou lissent leur plumage.
— Et vous êtes aussi, cœur grave et violent,
La chaude, spacieuse et prudente demeure
Pleine de vins, de miel, de farine et de riz,
Ouverte au bon parfum des saisons et des heures,
Où la tendresse humaine habite et se nourrit...

Anna de Noailles.
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Ven 13 Jan - 8:32

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? — Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.


Verlaine (Poèmes saturniens)
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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Ven 13 Jan - 20:44





§§ Le cerf et la biche  §§



Écoutez par un clair de lune
   Le brame d'un cerf de Terre
   Parmi les ombres nocturnes
   Qui se fond dans la clairière

 
Écoutez cette noble sérénade
   D'un beau cervidé amoureux
   D'une biche aux yeux de jade
   Qui pour ce  nomade s'émeut
 
 
Écoutez le chanter de ses bois
   Si jeunes et gantés de velours
   Des baisers sur son joli minois
   En prémices des jeux d'amour
 
 
Écoutez ce silence des amants
   Qui s'assoupissent sur la terre
   Lorsque l'écho de cris aimants
   Les couvre des hautes fougères

Pierrot de la lune

==



Comme un homme
Je voudrais épouser
La cambrure de ses reins
Elle..
Dans ses courbures de femme
Moi...
Dans mes angles morts

Poser mes lèvres livides
Sur les siennes
Et assouvir mes desseins
Ecouter sur son sein
Le chant d'amour
Qui fait éclore
Les boutons-d'or

Dans ce lit
Aux boiseries qui craquent
Mon coeur se meurt
Eclate en gouttelettes de sanglots
Se figeant dans le marbre
D'une rose-statue
En faucheuse

Pourpre
M'emportant sans heurt
Vivre, jouir, mourir..
Qu'importe l'heure
S'endormir sous un arbre
Sous un manteau
De feuiiles d'automne

==

Le hérisson et l'escargot



Fut une nuit , se déroula un hérisson
Se hissant sous sa boule de piquants
Se hérissa tel un bouquet de buissons
Et partit errant , trottinant , picotant

Mal en fut que cette rencontre inopinée
Avec un escargot glissant en colimaçon
       Chacun fut piqué et bavant de curiosité                
Mais nez à nez    
   Leur bravoure en perdit la raison
  Qu'ils s'enfermèrent dans leur maison

===



  J'écoutais ce silence de solitude
   Une chanson triste sans refrain
   Le train de mots d'un interlude
   Qui parle au  vide de ma main

J'ai pris les chemins d'un songe
   Ceux qui élèvent vers les monts
   Aux brumes qui vous allongent
   Assoupi d'un baiser sur le front

Un rêve blanc m'a pris la main
   Emporté dans les blés de neige
   Où fondre au creux de ses seins
   C'est mourir au lit d'un florilège

Assis sur une myriade de fleurs
   Nous avons esquissé  nos maux
   Mais rêver d'un songe de coeur
   C'est écrire des mots dans l'eau

Mon rêve blanc avait le corps nu
   Des ciselures sur le buste marbré
   Le visage flou de cette inconnue
   Me regardait de ses yeux lassés


Mon rêve blanc m'offrit une rose
   Celle des froids rougis des vents
   De chimères qui se décomposent
   Dans ma paume perlées de sang

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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Ven 13 Jan - 21:31

Merci beaucoup
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Sam 14 Jan - 8:59


Le temps passe

On vit notre jeunesse, on élève nos enfants, on travaille et, un beau jour, l'âge de la retraite sonne. Moment qui arrive si vite qu'on a l'impression de n'avoir rien vu passer.

Pourtant, quand on y pense, on a eu une vie bien remplie.

On regarde derrière soi et on s'aperçoit que le monde ne sera jamais plus pareil à nos yeux. On a déjà perdu tant d'êtres chers qui faisaient partie de notre vie, qui ne sont plus là et dont l'absence change toute notre vie.

Nos parents qui sont partis, une bonne copine qui a succombé à un cancer à l'aube de la cinquantaine, des personnalités publiques qui nous ont inspirées, qui nous ont aidés à avancer dans la vie et qui sont aujourd'hui disparues. La musique qu'on aimait et qui est aujourd'hui tout à fait «has been», bref tout ce qui a meublé nos journées et nos soirées.

Je comprends les gens très âgés de n'avoir plus aucun repère dans la société. Ce qu'ils ont vécu n'est plus, ceux qu'ils ont connus, ceux qu'ils ont aimés ne sont plus.

Miette par miette, ils ont vu leur univers se désagréger, se dissoudre, s'éteindre. Ce qui explique sans doute la solitude dans laquelle ils se trouvent et que rien ne peut combler.

Le monde change, évolue et progresse sans cesse, pour les générations qui nous suivent. C'est le cycle de la vie. Même si c'est souvent pénible d'y penser, nous leur laisserons notre place pour qu'ils façonnent le monde à leur façon.

Nous avons eu notre vie, à eux aujourd'hui de profiter de la leur et de la transmettre à leur tour à ceux qui les suivront.

N'ayons ni regret ni nostalgie, c'est l'horloge de la vie qui tourne pour tous.
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Sam 14 Jan - 9:04


Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un coeur qui s'ennuie,

Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison

Dans ce coeur qui s'écoeure.

Quoi ! nulle trahison ?...

Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon coeur a tant de peine !


Verlaine
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Dim 15 Jan - 8:11

La courbe de tes yeux



La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,

Un rond de danse et de douceur,

Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,

Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu

C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,

Roseaux du vent, sourires parfumés,

Ailes couvrant le monde de lumière,

Bateaux chargés du ciel et de la mer,

Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores

Qui gît toujours sur la paille des astres,

Comme le jour dépend de l'innocence

Le monde entier dépend de tes yeux purs

Et tout mon sang coule dans leurs regards.


Paul Eluard
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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Dim 15 Jan - 18:40







L'indifférence


Auteur Maryse Froncoux



L'indifférence vous transit
Glaçant votre sang, engourdi
Figeant votre cœur, meurtri
Transperçant votre âme, effrayée

L'indifférence, c'est la transparence
De cette eau pure qui s'écoule
Effaçant sur son passage
Les traces abandonnées par vos pas.

L'indifférence balaye les sentiments.
Autant être mal aimé
Dans cette société qui rend sa place facile
Dans cette foule où vous n'êtes qu'un anonyme

L'indifférence est meurtrière
Elle tue sans vergogne
Dérobant le regard des autres
Assoiffant l'âme devenue aride

L'indifférence est sourde
Vos cris de désespoirs se liquéfient
Parmi les voix assourdissantes des autres
Ceux qui reçoivent encore

L'indifférence vous perd
Dans un monde parallèle
Où le rien vous fait affront
Où la solitude vous rejoint.

L'indifférence est cruelle
Elle désintéresse les égoïstes
Dans cette société âpre
Où l'individualisme culmine.


Il fait beau aujourd'hui


Auteur : Douglas Malloch

=


Bien sûr que la vie est remplie de misères,
Je n'ai jamais dit le contraire.
Je sais que j'en ai eu ma part à éteindre
Et que j'ai mille raisons de me plaindre.
Contre moi vents et orages se sont unis;
Et combien de fois le ciel a été gris !
Les épines et les ronces m'ont piqué,
À gauche, à droite, et ailleurs aussi.
Mais, pour dire toute la vérité,
Fait-il assez beau aujourd'hui !

À quoi sert de toujours brailler
Et de rabâcher les soucis d'hier ?
À quoi sert de ressasser le passé
Et, au printemps, de parler de l'hiver ?
Un chacun doit avoir ses tribulations
Et mettre de l'eau dans son vin.
La vie n'est certes constante célébration.
Des soucis ? Bien sûr, j'ai eu les miens.
Mais il faut bien le voir aussi :
Il fait diablement beau aujourd'hui !

C'est aujourd'hui que je vis,
Et non pas il y a un mois.
T'en as, t'en as pas, tu donnes et tu prends
Selon qu'en décide le moment.
Hier, un nuage de chagrin
A bien assombri mon chemin.
Demain, il pleuvra peut-être
À casser les carreaux de fenêtres,
Mais faut le dire, puisque c'est ainsi :
Fait-il assez beau aujourd'hui !
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MessageSujet: contes a méditer   Dim 15 Jan - 18:44






Le secret du bonheur


Conte traditionnel adapté par Paulo Coelho


Un négociant envoya son fils apprendre le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha quarante jours dans le désert avant d'arriver finalement devant un beau château, au sommet d'une montagne. C'était là que vivait le sage dont il était en quête.

Pourtant, au lieu de rencontrer un saint homme, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région du monde. Le sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour.

Le sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait alors pas le temps de lui révéler le Secret du Bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là.

"Cependant, je veux vous demander une faveur", ajouta le sage, en remettant au jeune homme une petite cuiller, dans laquelle il versa deux gouttes d'huile. "Tout au long de votre promenade, tenez cette cuillière à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile."

Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il revint en présence du sage.

"Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le parc que le maître des jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de ma bibliothèque ?"

Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le sage lui avait confiées.

"Eh bien, retournez faire connaissance des merveilles de mon univers, lui dit le sage. On ne peut se fier à un homme si l'on ne connaît pas la maison qu'il habite."

Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuillère et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les oeuvres d'art qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentour, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des oeuvres d'art était disposée à la place qui convenait.

De retour auprès du sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu.
"Mais où sont les deux gouttes d'huile que je vous avais confiées ?" demanda le sage.
Le jeune homme, regardant alors la cuillère, constata qu'il les avait renversées.
"Eh bien, dit alors le sage des sages, c'est là le seul conseil que j'aie à vous donner : le Secret du Bonheur est de regarder toutes les merveilles du monde, mais sans jamais oublier les deux gouttes d'huile dans la cuillère".




Les sorcières et le pardon


Auteur : Paulo Coelho



Le 31 Octobre 2004, se prévalant d'une loi féodale qui fut abolie le mois suivant, la ville de Prestonpans, en Écosse, accorda le pardon officiel à 81 personnes exécutées pour pratique de sorcellerie au cours des XVIe et XVIIe siècles - ainsi qu'à leurs chats.

D'après le porte-parole officiel des barons de Prestoungrange et Dolphinstoun, " on avait condamné la plupart d'entre elles sans aucune preuve concrète - en se fondant uniquement sur les témoins de l'accusation, qui déclaraient sentir la présence d'esprits malins ".

Ce n'est pas la peine de rappeler ici tous les excès de l'Inquisition, avec ses chambres de torture et ses bûchers inspirés par la haine et la vengeance. Mais il y a un fait qui m'intrigue dans cette information.

La ville et le quatorzième baron de Prestoungrange et Dolphinstoun " accordent leur pardon " à des personnes exécutées brutalement. Nous sommes en plein XXIe siècle, et les descendants des vrais criminels, ceux qui ont tué des innocents, se jugent encore en droit de " pardonner ".

En attendant, une nouvelle chasse aux sorcières commence à gagner du terrain. Cette fois, l'arme n'est plus le fer rouge, mais l'ironie ou la répression. Tous ceux qui, développant un don (généralement découvert par hasard), osent parler de leur capacité, sont la plupart du temps regardés avec méfiance ; ou bien leurs parents, leurs maris, leurs épouses, leur interdisent de dire quoi que ce soit à ce sujet. Pour m'être intéressé très jeune à ce que l'on appelle les " sciences occultes ", j'ai fini par entrer en contact avec beaucoup de ces personnes.

J'ai cru des charlatans, bien sûr. J'ai consacré mon temps et mon enthousiasme à des " maîtres " qui plus tard ont fait tomber le masque, montrant le vide total dans lequel ils se trouvaient. J'ai participé de manière irresponsable à certaines sectes, j'ai pratiqué des rituels et je l'ai payé très cher. Tout cela au nom d'une quête absolument naturelle chez l'homme : trouver la réponse au mystère de la vie.

Mais j'ai rencontré également nombre de gens qui étaient réellement capables de manier des forces qui dépassaient ma compréhension. J'ai vu le temps se modifier, par exemple.

J'ai vu des opérations sans anesthésie, et une fois (justement un jour où je m'étais réveillé avec beaucoup de doutes concernant le pouvoir méconnu de l'homme) j'ai mis le doigt dans une incision faite avec un canif rouillé. Croyez-le si vous voulez - ou moquez-vous si c'est la seule manière de lire ce que je suis en train d'écrire - j'ai vu du métal se transformer, des couverts se tordre, des lumières briller dans l'air autour de moi, parce que quelqu'un avait dit que cela allait arriver (et c'est arrivé). Il y avait presque toujours des témoins, en général peu crédules. Dans la plupart des cas, ces témoins sont restés incrédules, pensant toujours que tout cela n'était qu'un " truc " bien élaboré. D'autres disaient que c'était " affaire du diable ". Finalement, rares étaient ceux qui croyaient se trouver en présence de phénomènes qui dépassaient la compréhension humaine.

J'ai pu voir tout cela au Brésil, en France, en Angleterre, en Suisse, au Maroc, au Japon. Et qu'arrive-t-il à la plupart des personnes qui réussissent, disons, à interférer dans les lois " immuables " de la nature ? La société les considère toujours comme un phénomène marginal : si elles ne peuvent pas expliquer, alors elles n'existent pas. La grande majorité de ces personnes ne comprennent pas non plus pourquoi elles sont capables de faire des choses surprenantes. Et redoutant d'être accusées de charlatanerie, elles finissent étouffées par leurs propres dons.

Aucune d'elles n'est heureuse. Elles attendent toutes le jour où elles seront prises au sérieux. Elles espèrent toutes une réponse scientifique à leurs propres pouvoirs (et, à mon avis, ce n'est pas la bonne voie). Beaucoup cachent leur potentiel, et finissent par souffrir - car elles pourraient aider le monde et n'y parviennent pas. Au fond, je crois qu'elles attendent aussi le " pardon officiel " pour leur différence.

En séparant le bon grain de l'ivraie, en ne nous laissant pas décourager par le fait qu'il existe beaucoup de charlatanerie, je pense que nous devons nous demander de nouveau : de quoi sommes-nous capables ?

Et, sereinement, aller à la recherche de notre immense potentiel.


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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Dim 15 Jan - 18:49




L'OISEAU PLEUREUR

Deux frères vivaient ensemble. Depuis longtemps, ils avaient enterré leur père et, à part l'un l'autre, ils n'avaient personne au monde.
Ils s'aidaient mutuellement, et vivaient dans l'affection et la bonne entente fraternelle.
Ils gagnaient pauvrement leur vie en allant à la pêche. Chaque matin, dès que pointait le jour, ils prenaient leurs filets et allaient en mer.
Parfois, lorsqu'il leur arrivait de prendre un poisson particulièrement beau, ils ne le vendaient pas, mais le rapportaient chez eux, le faisaient cuire et le mangeaient.
L'aîné, qui avait compassion de son cadet, mettait toujours sur l'assiette de
son frère le corps du poisson entier, ne gardant pour lui que la tête.
Le plus jeune, constatant la répétition du fait, hocha un jour la tête en se demandant pourquoi son aîné ne le laissait pas goûter lui aussi à la tête.
« Serait-ce un morceau particulièrement délicat », se demandait-il.
« Est-ce pour cela que mon frère se le garde toujours ? »
Et ainsi prit naissance dans son coeur un sentiment de haine pour son frère aîné.

Et un jour qu'ils avaient pris place dans leur barque pour aller en haute mer, le plus jeune profita de ce que l'aîné, le dos tourné, se penchait hors de la barque, pour le pousser à l'eau !
« Et maintenant, je pourrai me régaler moi aussi des têtes de poisson !»
se dit le plus jeune en se frottant les mains. Il rapporta le produit de la pêche à la maison, fit frire le plus beau poisson, et se mit tout de suite à attaquer la tête. Mais quoi ? Sur cette tête, il n'y avait pour ainsi dire rien à manger.
Rien que des grosses arêtes comme des os, et pour les joues, elles n'avaient pas un goût particulier.
Ce n'est qu'alors que le cadet comprit que son grand frère l'aimait tant qu'il lui laissait toujours le meilleur, et ne lui donnait jamais la tête qui ne valait rien.

Il pleura amèrement, et courut vers la mer, qui s'étendait là, sombre et triste.
- Frère, ô mon pauvre frère, où es-tu ? criait le cadet, bien malheureux, mais personne ne lui répondit. Seule la mer mugissait, et les vagues se soulevaient.

C'est en vain que le cadet appela son aîné, personne ne lui répondit. Pour
finir, il se décida à aller chercher son frère au fond de la mer. Il sauta à
l'eau, et la surface des flots se referma sur lui pour toujours. Plus personne
ne l'a jamais revu, depuis lors.
On raconte qu'il s'est noyé, et que son âme s'est changée en l'esprit de
l'oiseau pleureur qui fait interminablement des cercles en planant au-dessus de la mer, et en pleurant désespérément son frère perdu.




LA TRAVERSÉE DU FLEUVE (Conte du Niger)

Trois hommes cheminaient à travers la brousse.
Ils se dirigeaint vers le fleuve qu’ils comptaient traverser avant la nuit.

Le premier portait un sabre, le second un arc et des flèches. le troisième n’était pas armé.
c’était un homme humble qui portait autour de la tête un long turban de couleur blanche.
Arrivés au bord du fleuve, les trois hommes furent surpris par sa largeur.

- comment allons-nous parvenir çà le franchir? interrogea l’un d’eux.
- que chacun fasse de son mieux, déclara celui qui portait un sabre.Retrouvons-nous sur l’autre rive.

Il s’approcha alors de l’eau, leva ses bras musclés, et frappa le fleuve avec son sabre.
Les eaux s’entrouvrirent et il traversa rapidement tandis que le passage se refermait derrière lui.
Arrivé sur la rive opposée, il se retourna et interpella ses compagnons.
- faites comme moi, leur dit-il.

Le deuxième homme prit son arc et visa un arbre au-delà du fleuve.
Il était très adroit et y planta une flèche du premier coup.
Puis il tira rapidement toutes celles que contenait son carquois. Les flèches s’enfilèrent les unes dans les autres ,et finirent par constituer un pont fragile au-dessus du fleuve.
Le deuxième homme l’emprunta et put ainsi traverser à son tour.
- fais comme nous, crièrent les deux premiers hommes à leur compagnon qui se trouvait encore
de l’autre côté du fleuve.

Le troisième homme déroule lentement son turban. Il fit un noeud coulant et lança son turban qui alla s’accrocher à un arbre sur la rive opposée. Et il traversa, lui aussi.

Les trois hommes étaient à nouveau réunis; ils échangèrent alors un sourire sans rien dire avant de se séparer.

La vie n’est-elle pas un fleuve que chacun traverse à sa façon?...

===



KWIKIKI, LE MERLE
(" Petits contes malicieux " Milan jeunesse)

Kwikiki le merle pleurait à chaudes larmes. Une épine de rose lui avait percé l’aile et il souffrait beaucoup. Alertée par ses cris, une bonne vieille sortit de sa chaumière et, prise de pitié, le captura, soigna sa plaie et le remit en liberté.
- Je te remercie, dit le merle, avant de prendre son envol. Ne perds pas l’épine que tu m’as retirée surtout, car j’en ai besoin pour bâtir mon nid. Je viendrai la chercher bientôt.
La bonne vieille mit donc l’épine en lieu sûr, mais un soir de grand vent, oubliant sa promesse, elle s’en servit pour redresser la mèche de sa chandelle.
Quelques jours plus tard, Kwikiki revint :Bonne vieille, rends-moi mon épine.
- Hélas, je ne le puis, répondit la vieille. Elle a brûlé avec la mèche de ma chandelle - Alors, donne-moi la chandelle, je m’en contenterai.
La vieille se gratta la tête.
- Elle est chez ma voisine, je la lui ai prêtée pour éclairer sa grange.
- Qu’à cela ne tienne ! s’écria le merle. Et il s’en fut trouver la voisine.
- Rends-moi la chandelle qui éclaire ta grange, car elle m’appartient, lui dit-il
- Hélas, je ne le puis, répondit la voisine. Ma chèvre l’a mangée.
- Alors, donne-moi ta chèvre, je m’en contenterai. La voisine se gratta la tête.
- Elle est chez ma belle-sœur, je la lui ai vendue pour la noce de sa fille.
- Qu’à cela ne tienne ! s’écria le merle. Et il s’en fut trouver la belle-sœur.
- Rends-moi la chèvre que tu destines à la noce de ta fille, car elle m’appartient, dit-il.
- Hélas, je ne le puis, répondit la belle-sœur. Mes invités l’ont dévorée.
Du doigt, elle indiqua la salle où se déroulait le repas. Sur la table ne restait que la carcasse de la bête.
- Alors, donnes-moi la mariée, je m’en contenterai.
La belle-sœur se gratta la tête.
- Elle est à présent la propriété d’un notaire veuf et fortuné…
- Qu’à cela ne tienne ! s’écria le merle. Et il enleva la mariée à son époux.
- Merci, bel oiseau, lui dit celle-ci. L’on m’avait uni contre mon gré à ce barbon, et je suis bien aise d’en être débarrassée.
Au même moment, le roi, passant par là, vit la jeune fille en voile blanc et s’en éprit : Veux-tu être ma reine ? lui demanda-t-il.
- Oh ! Oui ! répondit-elle, car le roi était beau, jeune et plein de charme.
- Contre quoi me l’échangez-vous ? intervint Kwikiki.
Le roi sourit :
- Contre ce que tu désires : de l’or, des bijoux, des diamants…
- Une simple épine de rose suffira, dit le merle.
Et, tout heureux, il s’en alla enfin bâtir son nid.
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Mer 18 Jan - 8:06

Le jardin et la maison

Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs
Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.

Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille
Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,

Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend,
Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;

La paisible maison respire au jour qui baisse
Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.

Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang
Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.

— Peu à peu la maison entr'ouvre ses fenêtres
Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,

Et comme elle, penché sur l'horizon, mon coeur
S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur...

Anna de Noailles.
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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Mer 18 Jan - 10:09

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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Jeu 26 Jan - 18:17




Janvier

Il fait froid
Les blizzards soufflent, et nul rayon
Ne dore des forêts les blancheurs infinies;
Mais Noël sur nos seuils laissa comme un sillon
De clartés, de parfums, de paix et d'harmonies.

Et sur l'épais verglas des chemins boulineux,
Sur les trottoirs glissants et clairs comme l'agate,
Dans les logis obscurs, sous les toits lumineux,
L'allégresse loquace et tapageuse éclate.

En vain la neige à flots tombe des cieux brouillés,
En vain le grand réseau polaire nous enlace,
En vain le fouet du vent nous flagelle la face,
Nos cœurs ont la chaleur des bords ensoleillés.

Nos cœurs français n'ont rien des froideurs de la bise
Qui tord l'arbre souffrant et mort presque à moitié,
Et nous nous enivrons de la senteur exquise
Qu'épanche sur nos fronts l'arbre de l'Amitié.

Ce vif rayonnement de joie en tous sens brille
Et glisse jusqu'au gîte isolé du colon.
Aux tables des fricots le sel gaulois pétille,
Et tout un monde gigue au son du violon.

Les somptueux salons sont ruisselants de flammes,
Et sous le flamboiement des lustres de cristal,
Comme un écho divin, la musique du bal
Emporte en ses replis prestigieux les âmes.

Dans tout cercle du soir plus vive est la gaîté,
Pendant que sur les toits sanglote la rafale,
Ou qu'au ciel éclairci l'aurore boréale
Déroule les splendeurs de son voile enchanté.

William Chapman.




Les dictons du mois de Janvier

Janvier pleurant, tout l'an gouttant.
Janvier trop laboureur présage malheur.
Janvier de givre, année de fruits.
Janvier d'eau chiche fait le paysan riche.
Janvier et février comblent ou vident le grenier.
Janvier n'est pas bâtard, si l'hiver ne vient tôt, il vient tard.
A janvier de neige et d'eau succède un été bon et beau.
Année de neige, année de pain.
Mieux vaut un voleur dans son grenier
que du beau temps dès Janvier.
Mois de janvier laisse la terre se reposer.
Neige en janvier vaut fumier.
Orage de janvier présage un mauvais été.
Plus il gèle en janvier plus l'année sera féconde.
Autant de bonnes journées en janvier,
autant de mauvaises en mai.
Qui trouve verdure en janvier, l'été fera pitié.
Sécheresse de janvier, richesse de fermier.
Si janvier ne fait pas son devoir, février lui saute au poil.
Si on laboure en janvier, on a sept pains pour son dîner.
Un janvier froid et sans neige fait mal aux arbres et aux vignes.
Beaucoup de neige et longtemps nourrit trèfle et fruits de l'an.
Beaux jours de janvier trompent l'homme en février.
Chaleurs de janvier, ruine de l'été.
Des fleurs de janvier, on ne remplit pas le panier.
En janvier, le médecin perd et le forgeron gagne.
Gelées en janvier, blé au grenier.
Mauvaise herbe croît toujours, même en hiver.
Mieux vaut chien enragé que soleil en janvier.
Mois de janvier laisse la terre se reposer.
Neige en janvier vaut fumier.
Orage de janvier présage un mauvais été.
Plus il gèle en janvier plus l'année sera féconde.
Quand janvier rit devant, il fait la grimace par-derrière.
Quand la grive chante au genévrier, on n'est pas loin de février.



Janvier

Songes-tu parfois, bien-aimée,
Assise près du foyer clair,
Lorsque sous la porte fermée
Gémit la bise de l’hiver,

Qu’après cette automne clémente,
Les oiseaux, cher peuple étourdi,
Trop tard, par un jour de tourmente,
Ont pris leur vol vers le Midi ;

Que leurs ailes, blanches de givre,
Sont lasses d’avoir voyagé ;
Que sur le long chemin à suivre
Il a neigé, neigé, neigé ;

Et que, perdus dans la rafale,
Ils sont là, transis et sans voix,
Eux dont la chanson triomphale
Charmait nos courses dans les bois ?

Hélas ! comme il faut qu’il en meure
De ces émigrés grelottants !
Y songes-tu ?
Moi, je les pleure,
Nos chanteurs du dernier printemps.

Tu parles, ce soir où tu m’aimes,
Des oiseaux du prochain Avril ;
Mais ce ne seront plus les mêmes,
Et ton amour attendra-t-il

François Coppée.






Janvier

Janvier premier mois de l'année
Qui commence tout enrubanné
Par une nuit de liesse
Pleine de promesses.
Mois qui s'étire tranquillement
Au rythme du train-train qui reprend
Après la folie des fêtes passées.
On s'octroie le droit de traînasser,
De profiter de ses longues soirées,
De se reposer, pour mieux redémarrer.
Janvier premier mois de l'année
Qui commence tout enrubanné,
Fini souvent mouchoir en main
En attendant le lendemain
Que le vilain rhume s'efface
Pour laisser au mois de Février, sa place

Dominique Sagne.




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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Mar 31 Jan - 15:40






Février

Le soleil maintenant allonge son parcours;
L'aube plus tôt sourit aux bois impénétrables;
Mais l'air est toujours vif, l'autan rugit toujours
Parmi les rameaux nus et glacés des érables.

L'avalanche sans fin croule du ciel blafard;
Nos toits tremblent au choc incessant des tempêtes.
Cependant à travers bise, neige, brouillard,
Nous formons de nos jours une chaîne de fêtes.

Et tous les rudes sports d'hiver battent leur plein
Au milieu de clameurs follement triomphales;
Sur des flots dont le gel fit un cirque opalin
Les grands trotteurs fumants distancent les rafales.

Sur le ring ou l'étang par le vent balayé
Le gai patineur file ou tourne à perdre haleine.
Le sourire à la lèvre et la raquette au pied,
Des couples d'amoureux cheminent dans la plaine.

Par un souffle inconnu chacun est emporté.
Dans tous les yeux le feu du plaisir étincelle;
Et dans le bourg naissant comme dans la cité
Le bruyant Carnaval agite sa crécelle.

Les hôtels sont bondés de lointains visiteurs.
Maint pierrot dans la rue étale sa grimace.
La nuit, torches aux poings, les fougueux raquetteurs
S'élancent à l'assaut des grands palais de glace.

A d'émouvants tournois la multitude accourt.
Tout le peuple s'ébat, tout le peuple festoie,
Car, puisque Février est le mois le plus court,
Il voudrait s'y griser de la plus longue joie.


William Chapman.



Février
Oiseaux de neige

Aux pans du ciel l'hiver drape un nouveau décor ;
Au firmament l'azur de tons roses s'allume ;
Sur nos trottoirs un vent plus doux enfle la plume
Des petits moineaux gris qu'on y retrouve encor.

Maint coup sec retentit dans la forêt qui dort ;
Et, dans les ravins creux qui s'emplissent de brume,
Aux franges du brouillard malsain qui nous enrhume
L'Orient plus vermeil met une épingle d'or.

Folâtre, et secouant sa clochette argentine,
Le bruyant Carnaval fait sonner sa bottine
Sur le plancher rustique ou le tapis soyeux ;

Le spleen chassé s'en va chercher d'autres victimes ;
La gaîté vient s'asseoir à nos cercles intimes...
C'est le mois le plus court : passons-le plus joyeux

Louis-Honoré Fréchette.


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MessageSujet: pps trés beaux,images,musiques ,poésies   Ven 10 Fév - 20:26

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MessageSujet: textes a méditer   Lun 20 Fév - 18:09




Réalités illusoires



« Notre corps est adapté, conditionné à cette expérience humaine.

Nous sommes sur terre pour vivre cela à travers nos cellules. »



Nous aimerions tous comprendre ce qui nous a crée, ce qu’est cette vie.

Nous pensons pouvoir tout expliquer par les moyens qui sont les nôtres : la science, la physique, ou la spiritualité, et autres…

Acquérir des capacités de clairvoyance, de clair- audience, voir même aller jusqu’ à la clair- conscience, allez, devenir un maitre éveillé.

Quelle dérision illusoire. Nous sommes dans cet espace temps pour vivre cette expérience. Notre véhicule corps est soumis aux limitations de cet espace. Accepter ce fait est une approche consciente de nos limites corporelles et animiques.

Alors s’évader par les mémoires de l’âme ? Illusions !

Fusionner avec l’esprit ?peut être mais en sachant que ce n’est qu’une illusion d’esprit !

Car tant que nous sommes à l’extérieur ou que nous nous percevons en dehors du tout, c’est : réalités illusoires !

Tant que nous décrivons ce que nous voyons ce que nous pensons nous sommes à l’extérieur de… (Pour pouvoir penser ce que pense mon frère, je dois être lui, hors je ne peux pas puisque je suis… moi !)

*Comme si depuis la rue, sur le trottoir nous regardions la vitrine d’un magasin féerique. Pour être… il faut être dedans mais savoir aussi que nous serons limités à l’intérieur de cette vitrine de magasin. Le mannequin qui est conscient de son état de mannequin.*

L’humain veut tout expliquer, comprendre les univers, cela le rassure mais nous en sommes incapables du fait de que nous sommes justement… des humain. Nous ne pouvons donner que nos propres explications, nos synthèses personnelles, des approches et suggestions selon nos perceptions ...illusoires… sur les galaxies et les mouvements de vie et le reste aussi. Un jour peut être …oui nous le pourront si nous sommes en adéquation avec ce que nous pouvons comprendre et être !

Il y a eu tant d’écrits et de dits depuis ce siècle, de versions surprenantes, chaque se prenant pour le guide à suivre car sûr et certain de sa réalité illusoire. Toutes les versions étaient réelles depuis les perceptions du receveur et maintenant nous posons cette question :

Ne sommes-nous pas créateurs de nos propres réalités illusoires ?

Voilà qui peut être difficile à admettre !

Pourquoi ? Simplement dans la logique des idées perçues, l’autre à tort et que moi… ? J’ai raison !

Ainsi va notre expérience terrestre jusqu’à ce que chacun voit que l’autre c’est lui, sous une autre forme et qu’il s’accepte et s’aime sous toutes ses variantes.

Cette réalité bien perçue comme illusion mais est une réalité plus rapprochée d’un esprit conscient qui va donc vivre son expérience de vie en silence.

C’était juste une réalité illusoire de plus … la mienne.

Mariam de sainte Cécile

20 Février 2017

===



Licorne mon amie.

Hommage à toi

Esprit du ciel,

Esprit de la terre,

Esprit des bois,

J’entends ton pas léger sur les feuilles sèches des châtaigniers,

En fermant mes yeux, abandonnée,

aux souvenirs redevenus le vivant.

Je goûte à nouveau ton souffle chaud dans mon cou.

Ta présence me transporte de bonheur,

Par le monde auquel tu appartiens Unicorne mon amie,

Désormais ensembles,nous partageons ces quelques secondes

d' intense retrouvaille.

Dans ces lieux encore hantés de ta présence,

Je te vois gambader parmi les herbes du printemps.

Hennir de plaisir, lorsque que je te chantais ces mots :

« dans les espaces grands ouverts, esprits conscients devenus purs et fluides ,fluides, fluides,

nous flotterons en éther bleu… »

Ta robe grise est blanche maintenant...

et ton front ceint la corne de ton état.

Tu veilles sur l’espace qui fut le tient, un jour d’antan.

Je t’aime au delà de cet espace temps.

Licorne tu es !

Mariam de Sainte Cécile

2O Février 2017
















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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Lun 3 Avr - 12:33




Ronde de Printemps
Marie Krysinska
Dans le Parc, dans le Parc les glycines frissonnent,
Étirant leurs frêles bras –
Ainsi que de jeunes filles
Qui se réveillent d’un court sommeil
Après la nuit dansée au bal,
Les boucles de leurs cheveux
Tout en papillotes
Pour de prochaines fêtes –
Dans le Parc.
Dans les Prés, dans les Prés les marguerites blanches
S’endimanchent, et les coquelicots
Se pavanent dans leurs jupes
Savamment fripées,
Mais les oiseaux, un peu outrés,
Rient et se moquent des coquettes
Dans les Prés.
Dans les Bois, dans les Bois les ramures s’enlacent:
Voûte de Cathédrale aux Silences
Où le pas des Visions se fait pieux et furtif,
Parmi les poses audurantes des Hêtres
Et les blancs surplis des Bouleaux –
Sous les vitraux d’émeraude qui font
Cette lumière extatique –
Dans les Bois.
Dans l’Eau, dans l’Eau près de joncs somnolents
Tremblent les étoiles pluies du soleil
Dans l’Eau,
Et la Belle tout en pleurs
Tombe parmi les joncs somnolents,
Et la Belle
Meurt parmi la torpeur lumineuse des flots:
La Belle Espérance
S’est noyée, et cela fait des ronds
Dans l’Eau.
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MessageSujet: textes a méditer psychologie   Dim 30 Avr - 17:04




Aller en soi-même... la solitude


Si vous sentez que votre solitude est grande, réjouissez-vous en. Dites vous bien : que
serait une solitude qui ne serait pas une grande solitude ? La solitude est une :
elle est par essence grande et lourde à porter. Presque tous connaissent des heures qu'ils
échangeraient volontiers contre un commerce quelconque, si banal et
médiocre fût-il, contre l'apparence du moindre accord avec le premier venu, même le plus
indigne... Mais peut-être ces heures sont-elles précisément celles où la solitude grandit, et sa croissance est douloureuse comme la croissance des enfants, et triste comme
l'avant-printemps. N'en soyez pas troublé. Une seule chose est nécessaire : la solitude.
La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures
personnes, c'est à cela qu'il faut parvenir. Être seul comme l'enfant est seul quand les
grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l'enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s'en affairent et que l'enfant ne comprend rien à ce qu'elles font.

Le jour où l'on voit que leurs soucis sont misérables, leurs métiers refroidis et sans rapports avec la vie, comment alors ne pas continuer de les regarder, ainsi que fait l'enfant, comme chose étrangère, du fond de son propre monde, de sa grande solitude qui est elle-même travail, rang et métier ?

Rainer-Maria Rilke, Lettres à un jeune poète

===

Oublier pour comprendre

Lorsqu'on vous offre un petit vin blanc, bien frais, par un jour de forte chaleur, tendez-cous un verre plein d'eau?
Rien. Vous avez soif de bonheur autant que d'une boisson rafraîchissante par temps chaud.
Mais si vous appportez à l'étude des lois qui le conditionnent un entendement empli de tous les lieux communs sur la fatalité,
sur la prépondérance de la maladie, de la misère, du désespoir, qu'en tirerez-vous? Néant.
Donc, si vous voulez avcquérir les connaissances inidspensables pour faire régner la joie dans votre propre existence
et sur terre, vous devez faire table rase de tous vos préjugés, contre l'évidence même.
A la base de l'étude des lois du bonheur se place un acte d'humilité: pour savants que nous soyons dans les sciences humaines,
pour fiers que nous puissions être de la logique de notre cerveau, nous devons admettre que nous ignorons toutes les lois grandioses
qui feraient de ce monde un monde harmonieux, si tous les appliquaient.
L'univers est semblable à une symphonie créée par un compositeur de génie, mais chacun des musiciens joue faux la partie qui lui a été confiée,
faute d'avoir appris ses notes. On peut être un grand physicien, un grand homme d'affaires, un illustre personnage,
et ne pas savoir la gamme. On peut avoir réussi partiellement sa vie, et ne pas être heureux: c'est le cas la plupart du temps,
les êtres parfaitement heureux sont rares sur terre, et ces privilégiés connaissent et appliquent les lois du bonheur.
Pour y parvenir, ils ont commencé par admettre qu'ils avaient tout à apprendre, ils se sont oubliés eux-mêmes, ils ont rendu à la connaissance
une coupe vide, que l'Esprit en eux a emplie.
Ces lois, ce n'est pas moi qui les invente. Elles sont aussi vieilles que notre planète.
Onles trouve dans la Bible, dans les livres sacrés de l'Inde et du Tibet, dans les écrits des sages de la Chine et,
plus récemment, dans l'Evangile.
Mais l'accoutumance les a recouvertes d'une épaisse couche de poussière, et beaucoup s'y croient fidèles
qui n'observent que la lettre, sans se donner la peine d'n saisir l'sprit.
C'est à cet esprit des lois de vie qu'il faut être ouvert, au mépris de toute vanité des connaissances humaines.
Enfin, ce qui compte, ce n'est pas ce que vous apprenez, mais ce que vous faites.
Il vous faut travailler à acquérie des habitudes nouvelles.
Savoir, c'est agir. Toute acquisition intellectuelle qui ne se réflète pas dans nos actes est nulle.
Vous devez renaître de l'esprit, et vivre selon l'esprit.

Marcelle AUCLAIR, le livre du bonheur

====

Ce que nous sommes aujourd’hui résulte de nos pensées d’hier; et de nos pensées d’aujourd’hui dépendra notre vie de demain : notre esprit bâtit notre vie. Votre pire ennemi ne peut pas vous blesser autant que vos pensées.
Mais une fois maîtrisée, personne ne vous aidera autant que vos pensées.

Bouddha

===

Renaître



On se plaît à dire "rien n'est éternel", afin de mieux affirmer que toute joie est fugitive. Mais ceux-mêmes qui proclament l'imermanence du bonheur croient dur comme fer à la pérennité de la malchance et du chagrin. Est-ce logique?

Le principe même de la vie est un éternel renouveau. notre corps change tous les sept ans par le renouvellement des cellules qui le composent: vos ongles ne sont plus mêmes, déjà, que l'an dernier. Or, nos cellules répondent à nos pensées, elles leur obéissent: l'influence du moral sur le physique est journellement constatée. Pour nous bien porter, pour retrouver la santé, pour garder notre jeunesse ou connaître, à l'âge mûr, un bien-être que nous ignorions à vingt ans, il suffit de penser "santé", de ne penser que santé, de penser "jeunesse", de ne penser que jeunesse, de telle sorte que nos cellules, vivifiées par cet influx de vie, se renouvellent sans encombre.

Il est exact que rien n'est éternel en ce monde, mais cela doit nous réjouir au lieu de nous attrister, car tout ce qui est matière ne se désagrège progressivement que pour renaître, et l'esprit, qui, lui, ne meurt pas, qui, lui, est éternel, est l'artisan perpétuel de cette perpétuelle renaissance. Nos pensées, à chaque seconde, créent le milieu dans lequel nous évoluons, elles réforment nos habitudes les plus invétérées, transforment notre caractère, notre situation, notre corps.

Tant que nous croyons que tout est matière, nous subissons la matière, nous étouffons dans sa gangue. A partir du moment où nous concevons que l'esprit règne sur cette matière et que sa puissance est sans bornes, nous renaissons en libres citoyens du royaume de l'esprit. Nous possédons ainsi la clé de toutes choses. Il nous suffit de connaître les lois, de les appliquer avec persévérance et, si possible, avec amour et enthousiasme: car l'enthousiasme, la ferveur, l'amour, décuplent nos forces.

Ne vous laissez pas oersuader que vos maladies sont "chroniques", que vos ennuis ne cesseront jamais: rien n'est éternel en ce monde visible, mais tout est renaissance. Vous pouvez, à la seconde même, par le sul pouvoir de votre pensée créatrice, renaître à une exsistence nouvelle.



Marcelle AUCLAIR

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MessageSujet: pps trés beaux,images,musiques ,poésies   Lun 1 Mai - 21:16

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Sybilla

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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   Lun 1 Mai - 21:43



Bonsoir Simone,

Superbe !
Merci pour le très beau partage !

Very Happy Sad

Belle soirée !
Mes amitiés
Sybilla

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MessageSujet: Re: Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017   

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Jolis textes et poèmes ~~ Janvier 2017
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