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 poésies choisies pour vous

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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Dim 20 Nov - 18:16



André Marie de Chénier, dit André Chénier, fils de Louis de Chénier, est un poète né le 30 octobre 1762 à Constantinople et mort guillotiné à Paris le 7 Thermidor de l'an II à 31 ans.


L'amour et le berger

Loin des bords trop fleuris de Gnide et de Paphos,
Effrayé d'un bonheur ennemi du repos,
J'allais, nouveau pasteur, aux champs de Syracuse
Invoquer dans mes vers la nymphe d'Aréthuse,
Lorsque Vénus, du haut des célestes lambris,
Sans armes, sans carquois, vint m'amener son fils.
Tous deux ils souriaient : " Tiens, berger, me dit-elle,
Je te laisse mon fils, sois son guide fidèle ;
Des champêtres douceurs instruis ses jeunes ans ;
Montre-lui la sagesse, elle habite les champs. "
Elle fuit. Moi, crédule à cette voix perfide,
J'appelle près de moi l'enfant doux et timide.
Je lui dis nos plaisirs et la paix des hameaux ;
Un dieu même au Pénée abreuvant des troupeaux ;
Bacchus et les moissons ; quel dieu, sur le Ménale,
Forma de neuf roseaux une flûte inégale.
Mais lui, sans écouter mes rustiques leçons,
M'apprenait à son tour d'amoureuses chansons :
La douceur d'un baiser et l'empire des belles ;
Tout l'Olympe soumis à des beautés mortelles ;
Des flammes de Vénus Pluton même animé ;
Et le plaisir divin d'aimer et d'être aimé.
Que ses chants étaient doux ! je m'y laissai surprendre.
Mon âme ne pouvait se lasser de l'entendre.
Tous mes préceptes vains, bannis de mon esprit,
Pour jamais firent place à tout ce qu'il m'apprit.
Il connaît sa victoire, et sa bouche embaumée
Verse un miel amoureux sur ma bouche pâmée.
Il coula dans mon cœur ; et, de cet heureux jour,
Et ma bouche et mon coeur n'ont respiré qu'amour



Triste vieillard...

(Saint-Lazare)

Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs
Il n'est plus de soutien de tes jours chancelants,
Que ton fils orphelin n'est plus à son vieux père,
Renfermé sous ton toit et fuyant la lumière,
Un sombre ennui t'opprime et dévore ton sein.
Sur ton siège de hêtre, ouvrage de ma main,
Sourd à tes serviteurs, à tes amis eux-même,
Le front baissé, l'oeil sec et le visage blême,
Tout le jour en silence à ton foyer assis,
Tu restes pour attendre ou la mort ou ton fils.
Et toi, toi, que fais-tu, seule et désespérée,
De ton faon dans les fers lionne séparée ?
J'entends ton abandon lugubre et gémissant ;
Sous tes mains en fureur ton sein retentissant,
Toit deuil pâle, éploré, promené par la ville,
Tes cris, tes longs sanglots remplissent toute l'île.
Les citoyens de loin reconnaissent tes pleurs.
" La voici, disent-ils, la femme de douleurs ! "
L'étranger, te voyant mourante, échevelée,
Demande : " Qu'as-tu donc, ô femme désolée ! "
- Ce qu'elle a ? Tous les dieux contre elle sont unis
La femme désolée, elle a perdu son fils !
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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Lun 21 Nov - 12:25



Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Les fleurs du mal (1857).

À la très chère, à la très belle
Qui remplit mon coeur de clarté,
À l'ange, à l'idole immortelle,
Salut en l'immortalité !

Elle se répand dans ma vie
Comme un air imprégné de sel,
Et dans mon âme inassouvie
Verse le goût de l'éternel.

Sachet toujours frais qui parfume
L'atmosphère d'un cher réduit,
Encensoir oublié qui fume
En secret à travers la nuit,

Comment, amour incorruptible,
T'exprimer avec vérité ?
Grain de musc qui gis, invisible,
Au fond de mon éternité !

À la très bonne, à la très belle
Qui fait ma joie et ma santé,
À l'ange, à l'idole immortelle,
Salut en l'immortalité !



: Bien loin d'ici

Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Les fleurs du mal (1857).

C'est ici la case sacrée
Où cette fille très parée,
Tranquille et toujours préparée,

D'une main éventant ses seins,
Et son coude dans les coussins,
Ecoute pleurer les bassins ;

C'est la chambre de Dorothée.
- La brise et l'eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.

Du haut en bas, avec grand soin,
Sa peau délicate est frottée
D'huile odorante et de benjoin.
- Des fleurs se pâment dans un coin.



harmonie d'un soir

Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Les fleurs du mal (1857).

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !


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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Mer 23 Nov - 17:33





 La vie est une fleur.

Recueil : Poèmes (1990)

La vie est une fleur qui s'épanouit lentement
Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté
Puis doucement s'éteint et se fane.
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon
Recroquevillé tel un fœtus.
Puis dans un cri s'arrache du ventre de la terre,
Sa mère nourricière.
Dans l'éclat du petit matin hésite, tremblante et s'ouvre,
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil.
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier
Laissant couler les dernières larmes de pluie
Sur sa robe encore froissée.
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère
Comme l'enfant, petit être naïf et innocent
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit
Découvre la vie, s'émerveille et s'épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes
Adulte, trace son chemin, se résigne
Accepte son destin
Lentement regarde sa vie,
S'accroche au passé
Mais l'avenir défile droit devant
Et paisible elle s'éteint
Epargnée par sa fragile nature
Des agressions qui auraient pu l'anéantir.
La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur
Ou la haine qui l'écrase de sa botte
Douloureusement se replie et se recroqueville
Dans une pluie, verse ses larmes fécondes
Nourrit la terre de sa source.

Christelle David



Le bonheur

Poésies et sonnets (1842).

Heureux celui qui passe son enfance
Sous le regard de l'amour maternel !
L'oeil d'une mère est fait pour l'innocence ;
Son âme amante est un présent du ciel.

Heureux celui dont la tendre jeunesse
Trouve au foyer de ses nobles parents
Le pain, hélas ! que souvent la richesse,
Sans le bénir, donne aux pauvres enfants !

Heureux celui qui, loin de sa patrie,
Trouve une main qui lui serre la main,
Une âme sûre, où son âme attendrie
Puise aujourd'hui l'espoir du lendemain !

Heureux surtout l'ami, l'époux, le père
Qui sait aprendre à ses petits enfants
Comment il faut aimer Dieu, père et mère,
Et puis bénir l'ami de ses parents !


Frédéric Hisley.
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MessageSujet: Re: poésies choisies pour vous   Mer 23 Nov - 21:29

Tous ses poèmes sont vraiment ravissants Simone !
De très belles trouvailles !

Un gros merci

Very Happy
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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Dim 27 Nov - 18:28




La Chamade ...
Il Il y a des moments de bonheur parfait,
quelquefois dans la solitude, dont le souvenir,
plus que celui de n’importe qui d’extérieur,
peut en cas de crise, vous sauver du désespoir.
Car on sait qu’on a été heureux,
seul et sans raison.
On sait que c’est impossible.
et le bonheur..qui vous semble si lié à quelqu’un ,
lorsqu’on est malheureux par lui, si rirévocablement ,
organique presque dépendant de lui,
vous réapparaît comme une chose lisse,
ronde, intacte et jamais libre à votre merci
(lointaine bien sur, mais forcément possible).
Et, se souvenir est plus réconfortant,
que celui d’un bonheur partagé avant, avec quelqu’un d’autre,
car ce quelqu’un d’autre, ne l’aimant plus,
vous apparaît comme une erreur
et ce souvenir heureux basé sur rien.

(Françoise Sagan)





Solitude !

C’est d’avoir peur de regarder devant soi
C’est de passer des nuits d’horreurs
Paralysée par l’incertitude
C’est vouloir crier si fort quand personne ne vous entend
C’est se craindre et trembler depuis déjà
trop longtemps
C’est s’oublier avec le temps et regretter d’avoir aimé autant
C’est d’avoir peur qu’on ne vous voie plus
comme avant.

La Solitude

C’est souhaiter mourir à la pensée qu’il doit
partir
C’est essayer de se retrouver pour ne plus souffrir.
C’est vouloir si fort être avec lui
C’est rêver à l’infini suppliant un dernier sursis
C’est refuser d’être consolée…
Fermer les yeux et se voir immolée
C’est ne pas comprendre autre chose que l’attente.

La Solitude

C’est sentir qu’on mord dans votre chair
C’est ne pas faire la différence entre le rêve et l’éphémère
C’est ne savoir ni aimer, ni haïr, mais vouloir en finir
C’est souffrir en silence
C’est détester l’indifférence
C’est vouloir se jeter à la mer pour le déraciner de sa chair
Et ne plus jamais penser qu’un jour il vous a aimé.

La Solitude

C’est vouloir mourir sans avoir au moins fait le tour de sa prison,
C’est vouloir se pardonner toutes ses passions
C’est refuser de se souvenir de tout ce qui vous a fait trembler …
Oublier ses émotions et sur sa souffrance ne plus mettre un nom
Autre que le tien, en se disant peut-être encore qu’il m’appartient.

La Solitude

C’est moi en survie
C’est lui à l’infini .
C’est ne plus chercher à comprendre
C’est se sentir blessée, fermer les yeux sur l’indifférence
Pardonner pour ne pas regretter et lui garder sa confiance
C’est réclamer son âme jusqu’au matin
Puisqu’il la tient dans ses mains.
C’est vouloir lui crier je t’aime et ne plus se sentir soi-même
C’est avoir envie de lui, fermer les yeux tristement
En sachant qu’il est parti.

La Solitude

C’est moi … c’est lui …
À sombrer dans l’oubli.

(Auteure : Claire De La Chevrotière)

==




Les femmes sont sur la terre ...
Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C'est l'amour qui, pour ceinture,
A l'onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N'est, au fond, que l'ornement.

Tout ce qui brille, offre à l'âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n'avait fait la femme,
Il n'aurait pas fait la fleur.

A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;

Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,

Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N'est plus que la maladie
D'une bête dans la nuit.

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les contemplations)














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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Lun 28 Nov - 18:13



Nature culture et vérité Poème philosophique



Etre extérieure à la nature,
Etre intérieure à la culture,
Telle est l’obsédante question
Qui défie chaque jour ma raison.

Que faut-il donc penser
De notre monde insensé ?
L’univers serait-il insensé ?
Ne jamais savoir est pensé.

Ainsi l’évolution de l’Homme
Sera inachevée toujours comme
La création toujours en devenir,
Mais choisissons notre avenir.

Ici posons les bases d’une réflexion
Qui ne soit pas une genoux-flexion,
Nous sommes, je crois responsables
De notre évolution irresponsable.

Et si culture et nature s’opposent
C’est parce que tout nous oppose
A tous nos semblables vivants
Créatures évoluées et évoluant.

Destructeurs, l’Homme l’est
Bâtisseur, également, il l’est,
Alors faisons ici pour une fois
Nos choix qui soient pour une fois,

En harmonie avec l’environnement,
En symphonie avec notre planète
Et nous pourrons infiniment
Devenir dans un monde en fête.

Je n'ai pas l'absolue solution,
Mais aujourd'hui je pose la question :
La quête sans fin de notre vérité
Ne serait-elle pas due à une perte de réalité ?

Caroline FRANCOIS




A force de vous charger
Du poids de vos pensées,
A force de recharger
L'inutile encore dépensé,

A force de retoucher
Votre avenir et votre passé,
A force de rechercher
Comment vous dépasser,

A force de désespérer
Du sens même d'espérer,
A force enfin de renoncer
A tout ce qui est annoncé,

Vous finirez par trouver
Qu'il vous suffit d'oublier
Les mots dans le sablier,
Les verbes et le tablier,

Qui vous faisaient compter
L'inutile sans compter,
Et perdre le temps
Dans chaque présent.
Caroline FRANCOIS



Voici venu un nouveau jour,
Un petit jour nouveau né
Qui me rappelle toujours
Comment filent les années.

Une horloge fixée au mur
Me berce de son murmure
Et affiche à l'heure du cadran
Le décompte de mes ans.

Je vois passer les saisons
Qui m'abritent avec raison
Au creux de leurs maisons
Où s'oublient les lunaisons :

A l'hiver, son tranquille repos,
Sa pâle lumière blanche,
Au printemps, sa revanche
Qui fleurit soudain du berceau,

A l'été ses nombreux fruits
Croqués comme des oublis
Et à l'automne son regard
Annonçant la venue du départ.

Voici venu un nouveau jour,
Un petit jour nouveau est né
Qui me rappelle toujours
Comment filent les années.

Caroline FRANCOIS
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MessageSujet: pensées inspirantes   Lun 5 Déc - 21:20





Le Passé, le dos courbé fouillant ses souvenirs et le Futur les yeux tournés vers l'Avenir conversaient il n'y a pas si longtemps.
- Je ne vous comprends pas, disait le Passé. Vous perdez votre temps! Où pensez-vous allez avec vos rêveries? Vous n'êtes même pas sûr d'être encore là demain.
- Peut-être, répondit le Futur, mais puis-je vous dire que pour ma part, je trouve votre attitude quelque peu farfelue. Vous vous nourrissez de choses disparues qui ne reviendront plus et de plus impossibles à changer.
Avouez qu'il faut être vraiment un peu bizarre pour se complaire ainsi dans un monde désuet et qui, dans bien des cas, est rempli de regrets.
Plein de respect envers ses pairs, le Présent avait écouté toute la conversation.
- Messieurs, dit-il alors, puis-je me permettre d'émettre une opinion?
- Allez, dirent le Passé et le Futur pour une fois d'accord. Vous avez la parole, nous vous écoutons.
Le Présent, calmement, énonça ce qui suit:
- Mon cher Passé, avec vos souvenirs, il est clair que vous êtes précieux, pour autant bien sûr qu'ils soient agréables, plaisants et heureux.
Quand à vous cher Futur rêveur, plein de projets, il y a là une question de mesure: les projets, il en faut, c'est bien évident car ils sont des moteurs d'action, mais ils ne doivent pas cependant entraver le parcours du présent, qui lui, a comme mission de vivre intensément chaque minute, chaque heure ou encore chaque moment.
Souvenirs ou projets, ne peuvent en aucun cas museler le présent ou limiter sa vie, mais bien tout au contraire le rendre plus attrayant, accompagné par quelques beaux souvenirs,
alors le Présent se vivra pleinement...

==



Une question qui me turlupine depuis hier soir...
C'est la question du Paradis et de l'Enfer.
Oh non pas que j'y crois spécialement, mais c'est l'aspect symbolique de la chose, ainsi que le paradoxe qu'ils illustrent.
Enfin, surtout en ce qui concerne l'Enfer, en fait :
Si on se conduit mal durant notre vie, on va en Enfer, jusque là, tout va bien.
Mais, si on est mauvais, l'Enfer ne peut pas être si mal, alors, puisqu'on est dans notre élément ?
On peut se dire que c'est le Diable qui punit les vilains pas beaux, mais s'il punit, alors il est le Bien, mais comme il est le Mal il ne peut qu'encourager la chose...
Est-ce qu'ils y ont pensé, à ça ?
Alors au final, l'Enfer ne serait l'Enfer que si Dieu lui-même y régnait pour punir les mauvaises personnes.
Mais si le Diable régnait sur le Paradis, alors ce serait l'Enfer à proprement parler, puisque les bonnes personnes n'y auraient pas leur place...
Donc, l'Enfer seulement pourrait exister, et pas le Paradis. Sauf si c'est le Bon Dieu qui règne sur les deux !
Ah après tout, ça serait le contre-argument idéal, puisque Dieu est parfait, est partout et peut tout faire ^^
Mais alors, ça signifie qu'il est tout aussi Bien que Mal ?
(voilààààà maintenant je suis contente, je vous ai tout bien embrouillé comme il faut
===




Avant de juger
Cest tellement facile de juger ce qui ne fonctionne pas dans la vie des autres.
Nous nous disons souvent : « Si j'étais à sa place, je ferais telle chose, telle chose, telle chose ! »
Mais avons-nous déjà pensé que si nous étions réellement à la place de l'autre personne,
vraiment dans ses souliers, nous serions aux prises avec ses émotions, ses préjugés, ses réactions, ses inquiétudes, ses ambitions, ses objectifs, ses inhibitions, ses instincts ;
bref, nous aurions son passé, son présent et son avenir et il est fort probable que nous agirions exactement de la même façon qu'elle.
Avant de condamner quelqu'un, essayons non seulement de le comprendre, mais de vibrer au même diapason que lui et,
nous constaterons alors que nos émotions ressemblent aux siennes.

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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Mar 13 Déc - 15:15



Marceline Desbordes-Valmore, née le 20 juin 1786 à Douai et morte le 23 juillet 1859 à Paris, est une poétesse française.
Naissance : 20 juin 1786, Douai
Décès : 23 juillet 1859, Paris

Les regrets

J’ai tout perdu ! mon enfant par la mort,
Et, dans quel temps ! mon ami par l’absence ;
Je n’ose dire, hélas ! par l’inconstance :
Ce doute est le seul bien que m’ait laissé le sort.

Mais, cet enfant, cet orgueil de mon âme,
Je ne le devrai plus qu’aux erreurs du sommeil :
De ses beaux yeux j’ai vu mourir la flamme,
Fermés par le repos qui n’a point de réveil.

Comme échappé du ciel, il passa dans le monde ;
D’un ange il y montra la forme et les attraits.
Pour payer ce moment de douceur sans seconde,
Mes pleurs doivent couler pour ne tarir jamais !

Tu t’es enfui, doux trésor d’une mère,
Gage adoré de mes tristes amours ;
Tes beaux yeux, en s’ouvrant un jour à la lumière,
Ont condamné les miens à te pleurer toujours.

À mes transports tu venais de sourire ;
Mes bras tremblants entouraient ton berceau ;
Le sommeil me surprit dans cet heureux délire . . .
Je m’éveillai sur un tombeau.

Moment affreux dont je suis obsédée,
Pour vous tracer je n’ai ni force ni voix.
Faut-il le perdre, à toute heure, en idée !
Mon Dieu ! pour en mourir c’est assez d’une fois !

C’est ici, sous ces fleurs, qu’il m’attend, qu’il repose ;
C’est ici que mon cœur se consume avec lui.
Amour, plains-tu les maux où ton délire expose ?
Non, tu nous fuis, ingrat, quand le bonheur a fui.

===


L'orage
Marceline Desbordes-Valmore

Oh ! quelle accablante chaleur !
On dirait que le ciel va toucher la montagne.
Vois ce nuage en feu qui rougit la campagne :
Quels éclairs! quel bruit sourd! ne t’en va pas; j’ai peur!
Les cris aigus de l’hirondelle
Annoncent le danger qui règne autour de nous;
Son amant effrayé la poursuit et l’appelle :
Pauvres petits oiseaux, vous retrouverez-vous?


Reste, mon bien-aimé! reste, je t’en conjure;
Le ciel va s’entr’ouvrir.
De l’orage, sans moi, tu veux braver l’injure;
Cruel ! en me quittant tu me verrais mourir.
Ce nuage embrasé qui promène la foudre,
Vois-tu bien, s’il éclate, on est réduit en poudre!
Encourage mon cœur, il palpite pour toi...
Ta main tremble, Olivier, as-tu peur comme moi?
Tu t’éloignes; tu crains un danger que j’ignore :
En est-il un plus grand que d’exposer tes jours?
Je donnerais pour toi ma vie et nos amours;
Si j’avais d’autres biens, tu les aurais encore.
En cédant à tes vœux, j’ai trahi mon devoir;
Mais ne m’en punis pas. Elle est loin, ta chaumière.
Pour nous parler d’amour, tu demandais le soir;
Eh bien ! pour te sauver prends la nuit tout entière;
Mais ne me parle plus de ce cruel amour;
Je vais l’offrir à Dieu dans ma tristesse extrême :
C’est on priant pour ce que j’aime
Que j’attendrai le jour.


Sur nos champs inondés tourne un moment la vue :
Réponds; malgré mes pleurs veux-tu partir encor?
Méchant, ne souris plus de me voir trop émue;
Peut-on ne pas trembler en quittant son trésor?
Je vais me réunir à ma sœur endormie :
Adieu ! laisse gronder et gémir l’aquilon ;
Quand il aura cessé d’attrister le vallon,
Tu pourras t’éloigner du toit de ton amie.


Mais quel nouveau malheur! qu’allons-nous devenir?
N’entends-tu pas la voix de mon vieux père ?
Ne vois-tu pas une faible lumière?
De ce côté, Dieu ! s’il allait venir !
Pour une faute, Olivier, que d’alarmes !
Laisse-moi seule au moins supporter son courroux;
Puis tu viendras embrasser ses genoux
Quand je l’aurai désarmé par mes larmes.
Non! la porte entr’ouverte a causé ma frayeur :
On tremble au moindre bruit, lorsque l’on est coupable,
Laisse-moi respirer du trouble qui m’accable,
Laisse-moi retrouver mon cœur !


Séparons-nous, je suis trop attendrie.
Sur ce cœur agité ne pose plus ta main ;
Va ! si le ciel entend ma prière chérie,
Il sera plus calme demain.
Demain, au point du jour, j’irai trouver mon père;
Sa bonté préviendra mes timides aveux ;
De nos tendres amours pardonnant le mystère,
Il ne t’appellera que pour combler tes vœux.

Déjà le vent rapide emporte le nuage;
La lune nous ramène un doux rayon d’espoir ;
Adieu; je ne crains plus d’oublier mon devoir,
O mon cher Olivier! j’ai trop peur de l’orage!
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